Les enjeux du réchauffement climatique

La demande en énergie augmente de jour en jour alors que les réserves s’appauvrissent incessamment. Depuis la révolution industrielle, le mode de vie des sociétés occidentales est lié à la présence d’énergie abordable et facilement accessible. Ce mode de pensée moderne, industrielle et énergivore s’est depuis largement répandu à l’échelle de la planète et il continue aujourd’hui de se démocratiser dans les pays en développement. Les énergies fossiles constituent plus de 80 % de la consommation mondiale d’énergie.

Mais aujourd’hui, notre planète est en grand péril ; ceci n’est ni un mythe ni une fable. La question que les hommes se posent depuis quelques décennies est de savoir si oui ou non il en est responsable, et malheureusement la réponse est oui. Nous sommes les responsables de la disparition de milliers d’espèces aquatiques et terrestres ! Nous sommes responsables de la pollution atmosphérique ! Nous sommes responsables de la multiplication des catastrophes naturelles (qui ne le sont plus tellement) ! De cette responsabilité, nous reviens la charge de réparer cela, car tout ce qui a été fait peut-être défait. Pour ce faire, les pays développés cherchent dès à présent des solutions pour diminuer leur empreinte carbone. La France, également concernée, fait face à des défis climatiques et énergétiques cruciaux. La lutte contre le réchauffement climatique est une cause nationale, européenne et planétaire. Elle peut aussi être le levier d’un nouveau modèle de croissance à la fois intelligente et durable.

La terre et ces ressources d’énergies

Notre planète est un système fermé qui a stocké une quantité finie d’énergie fossile et fissible. Pour beaucoup de ces sources énergétiques, la fin des stocks approche et même si de nouvelles ressources sont découvertes, elles sont de plus en plus difficiles, polluantes et coûteuses à extraire. Le seul apport extérieur est le flux fourni par le soleil, qui produit avec son rayonnement et sa chaleur, la biomasse, le vent et le cycle de l’eau. Le fait de passer des énergies polluantes aux énergies renouvelables revient à passer des énergies de stock à des énergies de flux.

CYCLE DU CO2

Emissions de gaz à effet de serre

Les choses à changer

Pour que nous puissions continuer de nous déplacer, nous chauffer, nous éclairer et bien d’autres choses qui nécessite de l’énergie, soyons acteur de la transition énergétique. Que l’on soit écologiste ou non, il faut repenser notre façon de consommer et désavouer le système d’obsolescence programmée dans nos esprits. La transition énergétique désigne le passage du système archaïque actuel vers un bouquet énergétique basé sur des ressources renouvelables. L’éducation qu’on nous inculque actuellement nous pousse à toujours consommer plus et jeter plus. Plus personne ne s’offusque de devoir enlever trois emballages différents pour accéder à son produit, et tout le monde trouve logique de remplacer ces appareils tous les deux ans. Lorsque j’ai besoin d’acheter, j’achète, comme l’atteste la machine à pain ou n’importe quelle autre machine-outil gadget qui me fut paraitre indispensable par les génies de la publicité et du markéting de masse. Il faut revoir notre manière de consommer, en adoptant une attitude plus sobre. Les prochains débats sur l’avenir de nos sociétés porteront sur ce point précis, à savoir « est-ce que vivre dans l’abondance matérielle a un avenir ? ». Cette question est plus que légitime, sachant que les ressources de notre petite planète bleue sont en train de se tarir à une vitesse démentielle. Bientôt, nous manquerons de matières indispensables telles que le sable qui sert dans la fabrication du verre (obtenu par fusion d’un sable siliceux avec du carbonate de sodium ou de potassium), mais également dans presque tous les matériaux de construction (parpaing, béton, ciment, etc.). Imaginez, un monde sans lithium, sans argent, sans or, sans étain, sans cuivre, sans uranium… C’est pourtant ce qui va arriver dans les 10 à 70 prochaines années ! C’est pour tous ces changements à venir que la question de la transition énergétique devient une évidence. Avant, les scientifiques (le GIEC) conseillaient au reste du monde (politiques et populations) de faire attention à leurs consommations et de faire un travail sur eux-mêmes pour comprendre et analyser leur façon de consommer. Aujourd’hui, le discours n’est plus du tout le même, les scientifiques expliquent de quoi notre monde sera privé dans les années à venir, et ce qui va se passer en conséquence des mesures qui n’ont pas été prises assez tôt. Ce qui veut dire que le choix, nous ne l’avons plus ; faute d’agir, les sanctions de dame nature tomberont.

Le développement durable

La volonté nouvelle qui doit souffler sur nos existences promeut une vie et une consommation durable, en proie de sobriété. Issu de l’anglais « sustainable development » (parfois mal traduit par « développement soutenable »), le développement durable est défini comme une conception de la croissance économique, pensée d’emblée dans une perspective de long terme qui intègre les contraintes liées au climat et au fonctionnement de la société. Selon la définition donnée dans le rapport de la Commission mondiale sur l’environnement et le développement de l’Organisation des Nations Unies en 1987 (dit rapport Brundtland), « le développement durable répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de pourvoir aux leurs ». Le mot d’ordre est donc de réfléchir à l’impact de nos décisions sur notre environnement et sur notre futur.

Un acteur de confiance ?

Une organisation non gouvernementale a vu le jour dans l’optique de « booster » cette transition énergétique. Elle met en avant une méthodologie ou des scénarios (sous forme de projections) dans l’objectif d’aider les populations et les états. En promouvant des améliorations révolutionnaires et ambitieuses pour tout type de bâtiments et pour diminuer leur empreinte carbone, elle instigue également une dynamique pour atteindre les objectifs des différentes COP (« Conference of Parties » ou « Conférence des Parties »), et même les dépasser. Cette association s’appelle « NégaWatt ». Elle propose une solution de bon sens reposant sur quatre piliers :

  • La sobriété énergétique
  • L’efficacité énergétique
  • L’optimisation des systèmes du bâtiment utilisant les énergies renouvelables (chauffage, refroidissement et ECS [eau chaude sanitaire]).
  • La conception par l’approche globale

L’association « NégaWatt » est inspirée par un mouvement créé par l’américain Amory B. Lovins et le « Rocky Mountain Institute » dans son livre « Réinventer le feu » (« Reinvent fire »).

Analyse du circuit de politique énergétique français

Aujourd’hui, le constat en France est le suivant : nous sommes dépendants d’autres pays à 98 % pour le pétrole et le gaz, et à 100 % pour le charbon (peu utilisé, certes) et l’uranium. Ce dernier est utilisé comme unique source de nos centrales nucléaires, qui représente 80 % de notre production d’électricité. L’uranium est, rappelons-le, en voie de disparition.

L’un des désagréments d’être dépendant énergétiquement d’autres nations est que nos richesses partent ailleurs. Le deuxième problème est diplomatique : la dépendance énergétique oblige la France à ne pas prendre position sur des questions qui pourraient la mettre en porte à faux, car les pays exportateurs sont souvent des pays sous dictature politique, où les droits de l’homme sont parfois bafoués.

Le secteur du bâtiment est à l’origine de 25 % des émissions de GES (gaz à effet de serre) en France et 46 % de l’utilisation des ressources énergétiques globales française. Il est donc important de trouver des solutions afin de réduire ces émissions par l’amélioration de l’efficacité énergétique globale, des systèmes de chauffage/climatisation, mais également en mutualisant dans les métropoles, des réseaux de chaleur urbains et des productions d’énergie (biomasse, cogénération, etc.), en changeant les mentalités grâce à la prévention et aux réglementations.

Les différentes réglementation thermique du bâtiment

Chronologie réglementation thermique

Le contexte énergétique de l'habitat

La France, l’Europe et le monde, se sont engagés à réduire leurs émissions de CO2 lors de la COP21 à Paris. Pour ce faire, ils ont amorcé la « Transition énergétique ». 

Fixé par l’Europe, l’objectif de la France est de rénover 500 000 logements par an, car le bâtiment représente 45 % des consommations énergétiques en France. Mais, rénover une installation/habitation est complexe. Que choisir parmi toutes les énergies et toutes les technologies sur le marché ? Effi’Therm a été fondée par deux thermiciens diplômés, ce qui lui confère une expertise réelle et une appétence de vos installations et bâtiments. Notre société se veut un acteur de la transition énergétique et pour ce faire nous avons choisi de nous orienter vers la « Rénovation Performante ».